L’arrestation de deux responsables de la société NessProd, propriétaire de KBC et du quotidien El-Khabar, et une cadre du ministère de la Culture continuent de susciter de l’indignation de la société civile et des organisations de défense des droits des journalistes.

Ainsi, la fédération internationale des Journalistes s’insurge sur ce qu’elle considère comme des « intimidations » à l’encontre des médias algériens. «Nous sommes très inquiets de cette escalade d’intimidations menée à l’encontre des médias algériens et de leurs dirigeants qui témoigne d’une volonté de taire la critique et la liberté d’expression en Algérie. Nous nous interrogeons également sur les réelles motivations qui ont engendré la suspension de deux émissions critiques à l’encontre du monde politique. Nous exhortons le président Abdelaziz Bouteflika à protéger et renforcer la liberté de la presse en Algérie», a indiqué Anthony Bellanger, secrétaire général de cette organisation, dans un communiqué rendu public mardi.

Pour sa part, le syndicat national des Journalistes dénonce « toute cette campagne de représailles que mène le pouvoir, contre certains medias nationaux depuis quelques semaines déjà et qui prend une tournure hautement inquiétante depuis le week end dernier avec l’incarcération de deux responsables de la chaine KBC et une responsable au ministère de la culture».

Sur la toile, de nombreuses pages sont ouvertes pour dénoncer l’emprisonnement des 3 responsables et surtout pour mettre en cause l’acharnement du pouvoir contre KBC et la liberté de ton de ses émissions.

Le soutien au groupe El Khabar se poursuit également à travers la signature de la pétition que diffuse le quotidien et d’autres journaux. Des milliers de citoyens y émargent, exprimant ainsi leur appui à la publication.

Essaïd Wakli

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