La récente sanction décidée au Parlement à l’encontre de Tahar Missoum, le célèbre député appelé « spécifique », indigne le FFS, le plus vieux parti de l’opposition en Algérie. Dans un communiqué rendu public ce mardi, le parti du feu Hocine Ait Ahmed a dénoncé flagrante à la liberté d’expression ». 

« Sous prétexte d’application du règlement intérieur de l’APN, dans son volet disciplinaire, le président de l’Assemblée populaire, Larbi Ould Khelifa a décidé d’interdire au député Tahar Missoum de prendre la parole et de participer aux travaux de six séances plénières ! », s’est indigné à ce propos le chef du groupe parlementaire du FFS, Chafaa Bouaiche.

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« Le groupe parlementaire du FFS exprime, avec force, son rejet de la suspension de la parole d’un député et dénonce une atteinte à la vocation de l’institution parlementaire qui a besoin d’être soutenue, renforcée et élargie et non d’être bridée par des ukases », explique le même interlocuteur.

Selon le représentant du FFS, la sanction appliquée à l’encontre de Tahar Missoum « crée un précédent grave pour bâillonner les députés, tous les députés ». Dans ce contexte, « les parlementaires du FFS relèvent une application sélective du règlement intérieur de l’APN. La décision du président de l’APN est prise sur la base d’un règlement intérieur qui date de 1999 dont le FFS a demandé de le revoir en 2012 », ajoute la même source.

« Les parlementaires du FFS se demandent où s’arrête et où commence la police des débats. Il faut respecter la liberté d’expression. Il revient aux membres du gouvernement qui s’estiment diffamé par les propos d’un député de saisir la justice et d’engager les procédures nécessaires dans le respect des règles », conclut enfin Chafaa Bouaiche.