Attentat de Rouen/ Un Français d’origine algérienne identifié

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La ville de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime,  dans le nord-ouest de la France a été visée hier mardi par un attentat qui a fait une victime, en l’occurrence le prêtre de l’église. L’un des assaillants est visiblement bien connu par les services de renseignement. Ils’agit d’Adel Kermiche, un français d’origine algérienne.

 Deux assaillants ont pris mardi matin en otage cinq personnes dans une église près de Rouen. Ils ont égorgé un prêtre, blessé trois personnes, dont une grièvement, avant d’être abattus. L’État islamique a revendiqué cette attaque. Un homme est en garde à vue et le deuxième a été identifié : il s’agit d’Adel Kermiche un jeune homme de 19 ans.
Le procureur François Molins avait indiqué le 26 juillet, lors d’une conférence de presse que l’intéressé avait tenté par deux fois de rallier la Syrie durant l’année 2015. Il était fiché «S» et portait un bracelet électronique. M. Molins est également revenu sur le profil de cet assaillant de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Né le 25 mars 1997 dans la commune de Mont-Saint-Aignan, en Seine-Maritime, le jeune homme ne faisait l’objet d’aucune condamnation.
En mars 2015, Adel Kermiche a d’abord été interpellé en Allemagne, «alors qu’il utilisait l’identité de son frère pour se rendre en Syrie», a détaillé François Molins. Par la suite, il a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, avant d’être interdit de quitter le département de Seine-Maritime. Il devait pointer au commissariat de Saint-Etienne-du-Rouvray, son lieu de résidence. Mais en 2015, il a récidivé en quittant le domicile familial et un mandat d’arrêt international est alors émis contre lui par la France.
Adel Kermiche a été interpellé le 13 mai 2015 en Turquie, en provenance de Genève, puis expulsé vers la Suisse et enfin remis aux autorités françaises le 22 mai 2015. Lorsqu’il a reposé les pieds sur le sol français, il a été placé en examen pour cette nouvelle tentative de départ pour la Syrie et son contrôle judiciaire a été révoqué, entraînant son placement en détention provisoire jusqu’en mars 2016. Le terroriste a alors de nouveau été placé sous contrôle judiciaire et sous surveillance électronique dans le cadre d’une assignation à résidence chez ses parents.
Massi M.