Le réalisateur algérien Damien Ounouri a poussé ce dimanche un grand coup de gueule sur les réseaux sociaux. L'un des acteurs de son film "KINDIL EL BAHR", Aziz Boukerouni, vient d'être humilié par la direction de la Cinémathèque d'Alger pour avoir... participé au célèbre festival de Cannes ! 

"J’apprends avec consternation qu’un des acteurs de mon film KINDIL EL BAHR, Aziz Boukerouni, qui parallèlement à sa carrière d’acteur travaille à la Cinémathèque Algérienne, a reçu de la part du Directeur de la Cinémathèque un blâme (soit légalement un dernier avertissement avant licenciement) assorti d’une mise à pieds de huit jours (réduite ensuite à trois jours), pour être venu au Festival de Cannes pour présenter notre film à la Quinzaine des Réalisateurs", dénonce ainsi Damien Ounouri dans un post publié sur sa page Facebook.

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Selon le même réalisateur, "avant le Festival de Cannes, Aziz Boukerouni a demandé à plusieurs reprises, sans succès, une audience au Directeur pour lui annoncer la bonne nouvelle et avoir l’autorisation de quitter son poste trois jours pour aller à Cannes à ma demande et celle de la production". Le réalisateur explique également que malgré le "refus de cette audience", l'acteur Aziz Boukeroumi "a écrit une lettre expliquant les motifs de sa future absence".

En dépit de cela, l'acteur algérien se retrouve, à son retour, au centre d’un véritable "harcèlement moral". "Menace de poursuite en justice pour avoir quitté le territoire algérien (?), menace de rétrogradation (Aziz occupe le poste d’assistant à l’animation culturel et artistique, et le Directeur a menacé de mettre « l’acteur » à la caisse de billetterie pendant tout le mois de ramadan pour l’humilier)", relate Damien Ounouri dont le coup de gueule a été massivement partagée sur les réseaux sociaux par des internautes indignés.

"Sachant que le film est soutenu par le Ministère de la Culture, et qu’il est si rare qu’un film algérien soit sélectionné à Cannes, le bon sens aurait voulu que le Directeur de la Cinémathèque (qui dépend de ce même Ministère) daigne RÉPONDRE à la demande d’audience d’Aziz. Il est triste et révoltant que ce Directeur ne partage pas la joie et l’enthousiasme de son fonctionnaire, et préfère l’attaquer et le casser", conclut enfin le réalisateur de "KINDIL EL BAHR".