Après les redresseurs, voici venu le tour les historiques. Un groupe d’anciens maquisards de la guerre de libération nationale ont diffusé un appel pour la destitution d’Amar «Saâdani et sa bande» de la direction du FLN. Ces anciens moudjahidine, parmi les illustres noms encore en vie et dont la participation à la guerre de libération nationale ne souffre d’aucun doute, ont publié un appel dans le journal El Watan pour dénoncer «des prévaricateurs et trafiquants de tous poils, conglomérés autour d’un secrétaire général, tiré d’un marigot grouillant d’affairistes et de mercantis moralement impurs, socialement indélicats, économiquement véreux et politiquement immoraux».

 Les signataires, parli lesquels on retrouve le Commandant Azeddine, Zohra Srif-Bitat ou encore Djilali Guerroudj et Yacef Saadi, réclament, «au nom de ce tout qui nous a menés sur les chemins de la liberté, sous la bannière du FLN», «le départ immédiat et inconditionnel de Saâdani et de sa bande. Ceci afin de le restituer dans les formes démocratiques, sans immixtion extérieure, à ses militants sincères et dévoués, des hommes de conviction qui incarnent une aspiration partagée ».

Les signataires accusent les dirigeants actuels du FLN d’avoir «pénétré le corps même de ce parti pour le vider de sa substance vitale et l’infecter au point d’en faire un instrument de réalisation de leur inavouable « bizness »». Ils accusent «Saâdani et sa bande» de «pomper dans les ressources financières de l’Algérie le maximum qui puisse être puisé et pendant un maximum de temps, (d)’ établir des liens avec l’étranger de sorte à s’assurer dans l’impunité et l’immunité une retraite paisible, quiète à l’abri de toute poursuite dans une capitale en vue».

 C’est la première fois que ces anciens combattants se mêlent ainsi de la gestion du parti FLN qui doit être, à leurs yeux, «le patrimoine de tous les Algériens».
Du coté de la direction du FLN, seul le chargé de communication, Hocine Khaldoune, s’est exprimé. Il a averti les adversaires de son parti qu’Amar Saâdani va riposter dès son retour de vacances. Sauf que les vacances de Saadani durent depuis plus de deux mois.

Essaïd Wakli

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