La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, s’est exprimée à propos de la décision prise par son département d’enseigner les matières scientifiques en langue française. Pour la ministre, cette option ne vise nullement à porter atteinte à l’«identité nationale» comme voudraient le faire croire des parties mal attentionnées.

M. Benghebrit a en effet pris la parole, en marge d’une visite de travail menée dans la wilaya de Tizi-Ouzou, pour justifier le choix de son département d’opter pour la langue française dans l’enseignement de matières scientifiques dans le cadre des reformes entreprises depuis son installation à la tête du ministère de l’Éducation,

Répondant à ses détracteurs qui l’accusent, depuis sa désignation, d’œuvrer pour la destruction de l’identité nationale, la ministre a tenu à signifier que ce choix est motivé par des considérations pragmatiques. « Le français est la deuxième langue la plus parlée en Algérie, alors il était plus judicieux de recourir à cette langue plutôt qu’à l’anglais », a-t-elle expliqué.

Sans le formuler de façon explicite, Mme Benghebrit a imputé la responsabilité de cette polémique stérile qui a pour fond de commerce l’«identité nationale» à ceux-là même qui ont mené la campagne de sabotage lors de la première session du Bacalauret 2016.

Massi M.