El Islah claque la porte des « Forces de changement »/Grave crise au sein de l’opposition

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Après une période faste qui a suivi les élections présidentielles de 2014, l’opposition algérienne vit de nouveau une crise due à ses divisions. Et le mal qui ronge cette classe politique semble loin d’être un simple orage d’été.

Ainsi, après Jil Jadid, le parti de Sofiane Djilali qui a quitté, en mai dernier, la CLTD (Coordination pour les libertés et une transition démocratique), voilà qu’El Islah, parti islamiste, quitte le Pôle des forces e changement ; un conglomérat de petits partis politiques qui se sont regroupés autour de Ali Benflis, bien avant que le parti de ce dernier, Talaîe el Houriat ne voit le jour. Le parti islamiste, ou ce qui en reste après le départ de son fondateur Abdellah Djaballah, compte ainsi créer l’évènement en pleine période estivale.

Il est vrai que Islah n’est pas une grosse pointure. Mais sa sortie risque de créer un malaise au sein d’un pôle politique qui veut surtout créer un « front » contre le régime.

Ce coup médiatique du parti islamiste s’ajoute donc à coup d’éclat qu’a voulu créer Sofiane Djilali lors qu’il a quitté la CLTD. Il est vrai que Jil Jadid ne pèse pas vraiment grand-chose. Mais son fmaboyant chef fait partie des membres fondateurs du groupe qui est notamment à l’origine de la Plate-forme de Mazafran.

Il est vrai que les deux entités sont « indépendantes » organiquement. Mais la CLTD et le Pôle des Forces de changement, rejoints par des personnalités, ont organisé le l’Isco (Instance de coordination et de suivi de l’opposition). Une instance qui devra désormais compter ses défections à quelques mois des élections législatives de mai 2017.

Essaid Wakli