Les six militants arrêtés par la police, hier, à Ghardaïa, pour «organisation d’un rassemblement sans autorisation» ont été relâchés après avoir été interrogés par la police.

Six militants politiques ont été arrêtés, hier, dans la ville de Ghardaïa alors qu’ils étaient attablés dans un café. Hamid Ferhi, coordinateur du Mouvement démocratique et social (MDS), le porte-parole du même parti, Fethi Gheras, le syndicaliste Kaddour Chouicha et les activistes Ahmed Mansari, Abdelkader Kherba et Nadir Dabouz se sont rendus dans cette ville afin de soutenir le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), Salah Debouz, faisant l’objet de poursuites judiciaires pour avoir mené une campagne de dénonciation des conditions déplorables dans lesquelles sont détenus son client Kamel-Eddine Fekhar et  25 de ses compagnons depuis plus d’une année.

Conduits vers un poste police de la ville,  les six militants ont du répondre de l’accusation de rassemblement illégal. Ils ont vigoureusement rejeté cette accusation, car selon eux ils étaient assis autour d’une table à l’intérieur d’un café devant l’enceinte du tribunal de Ghardaïa et non dans la rue.

Les six militants des droits de l’homme ainsi que le président de la LADDH ont été relâchés, hier soir.

Salah Dabouz a tenu à rendre hommage aux personnes l’ayant soutenu à travers une publication mise en ligne, ce matin, sur sa page Facebook.

Massi M.