Plus d’une semaine après la décision de la société française, Total, de recourir à un arbitrage international pour récupérer de l’argent réclamé de Sonatrach, la compagnie nationale a finalement réagi.

Dans un communiqué qui brasse tous les partenariats que le géant des hydrocarbures a engagés avec des compagnies étrangères, Sonatrach précise qu’elle «prend acte» de l’action engagée par Total et Rapsol qui demandent des dédommagements sur l’application rétroactive de la taxe sur les superprofits des sociétés étrangères.

«Sonatrach a pris acte de la voie contentieuse empruntée par Total et Repsol, consistant à réclamer auprès des instances arbitrales internationales un dédommagement du fait de l’application de la loi par Sonatrach concernant la mise en oeuvre de la taxe sur les profits exceptionnels instaurée en 2006», indique le communiqué de la compagnie nationale. «Sonatrach, tout en restant ouverte à la recherche de solutions acceptables à ce différend commercial, mobilisera, pour protéger ses intérêts, tout son potentiel pour répondre efficacement à cette situation»,  a-t-on également indiqué.

Sonatrach a tenté de minimiser l’importance de cette action puisque, ajoute le communiqué, les sommes réclamées par Total ne représentent pas plus de 0,3% de la production des hydrocarbures dans le pays. La compagnie rappelle également que contrairement à Rapsol qui a encore des projets dans le pays, le français Total a «renoncé à plusieurs projets en Algérie au cours de la dernière décennie». Une manière de signifier que l’apport de la société française à l’économie algérienne est minime.

Le bras de fer est donc engagé.

Essaïd Wakli