Est-ce la renaissance de la filière phosphate en Algérie ? D’importants accords, signés lundi entre, d’un coté, les sociétés algériennes Asmidal et MANL (Mandajim el djazaïr), et de l’autre, la société indonésienne Indorama, le laissent croire.

En effet, un communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines a indiqué que trois accords ont été signés entre les deux sociétés algériennes et la société indonésienne. Ces accords représentent un «investissement cumulé s’élevant à 4,5 milliards USD qui atteindront les cinq milliards USD avec la signature prochaine d’une quatrième joint-venture avec le groupe français Roullier».

Il s’agit, dans le détail, du développement et de l’exploitation de la nouvelle mine de phosphate de Bled El-Hadba, à Tébessa. L’accord est paraphé par Manal (51%) et Indorama (49%). Le deuxième contrat concerne la transformation des phosphates pour la production de l’acide phosphorique et de diammonium phosphate (DAP) à Souk Ahras. Il est signé entre Asmidal- Manal (51%) et  Indorama/Indonésie (49%). Le dernier accord a trait à la transformation du gaz naturel pour la production d’ammoniac, de nitrate d’ammonium technique(TAN) et du calcium ammonium nitrate(CAN) à Hdjar Essoud, à Skikda. Il lie Asmidal et Indorama.

«Avec les trois plates-formes en lancement dès 2016 avec Indorama et d’autres qui suivront à très brève échéance, ce sont cinq milliards USD d’investissement qui sont prévus, avec à la clef la création de près de 16.000 emplois, dont 12.000 en phase de construction et 4.000 en exploitation», explique, le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb.

Disposant d’énormes réserves, l’Algérie n’exploite que près de 10 % de sa richesse dans ce domaine. Ce qui fait de ces accords une aubaine puisqu’ils généreront, selon les premières estimations, près de 4 milliards de dollars de chiffres d’affaires annuels dès l’exploitation des mines en 2019.

Essaïd Wakli