Le ministre des Finances, Hadji Baba Ami, a été catégorique, hier mardi, lors d’une prise de parole en marge de la présentation du projet de loi portant règlement budgétaire 2013 devant le Conseil de la nation, quant au rejet du recours à l’endettement extérieur.  

Plusieurs interrogations ont accompagné la venue d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI), dimanche, à Alger, notamment celle de savoir si l’Algérie va renouer avec l’endettement extérieur. S’exprimant devant un parterre  de journaliste en marge de la réunion, le premier argentier du pays a démenti tout retour à l’endettement extérieur.

Pour lui, la visite effectuée actuellement par la délégation du FMI a été mal interprétée. Les discutions de fond ne portent pas sur la question de l’endettement. Le ministre des Finances a également indiqué  que la visite en question était programmée depuis longtemps.

Pourtant, les experts sont unanimes: le gouvernement devra inéluctablement réemprunter le chemin périlleux de l’endettement, à cause notamment d’un déficit criant de vision de long terme débouchant sur une situation sans issue.

L‘économie nationale  est, en effet, confrontée à un choc extérieur de grande ampleur et probablement durable. Pour y remédier, les autorités se doivent de répondre vigoureusement, ce qui n’est pas de l’ordre du possible actuellement car le gouvernement veille à compenser son manque de légitimité par des politiques populistes aux antipodes de ce qui est attendu de lui. Le recul du cours du pétrole, qui représente 60 % des recettes publiques et 95 % des recettes d’exportations, a gravement affecté l’économie nationale et ce n’est pas l’emprunt obligataire qui réglera ce problème.

Massi M. 

 

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