Une journée d’étude regroupant les principaux syndicats autonomes de la Fonction publique s’est tenu, hier, au siège du syndicat autonome des paramédicaux, à Alger. Au menu: la question de la retraite anticipée.     

 Les principaux syndicats du secteur public se sont mis d’accord, hier samedi, sur le caractère vicieux des politiques menées actuellement par le gouvernement dans le domaine du travail. Pour eux, les démarches initiées par l’exécutif sont préjudiciables aux travailleurs de ce secteur.
Le docteur Elyas Mrabat, président du Syndicat des praticiens de la santé publique (SPSP), a tenu à souligner que son organisation est déterminée à poursuivre ses mouvements de protestation pour défendre deux dossiers qui lui tiennent à cœur, à savoir celui de la révision du code de travail, élaboré unilatéralement par le gouvernement, et celui de la retraite anticipée qui, instrumentalisé par le gouvernement pour semer le trouble dans les milieux syndicaux et ce, en appliquant des décisions sélectives.
La rencontre d’hier a également été marquée par la participation d’experts dans différents domaines. Pour le sociologue Nacer Djabi, les formations syndicales se doivent d’évoluer pour avoir un véritable impact politique et établir des connexions avec les partis afin que l’action syndicale ait plus de poids et se propage plus rapidement.

La réunion se voulait également fédératrice, car au-delà de toutes les disparités caractérisant les revendications des différents syndicats, une cause commue (contrecarrer la décision du gouvernement d’annuler la retraite anticipée) animait tous les participants. Les syndicats présents à cette réunion étaient unanimes: «La mesure prise par le gouvernement de maintenir la retraite anticipée pour les domaines d’activités dits pénibles est malintentionnée et préjudiciable aux travailleurs du secteur public». Pour eux, le gouvernement met en application un principe vieux comme le monde, celui de «diviser pour régner».

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Massi M.