Des artistes, des militants politiques, des personnalités médiatiques et des organisations des droits de l’Homme ont observé, hier vendredi, un rassemblement de solidarité avec les détenus d’opinion Mehdi Benaïssa, Riad Hartouf et Mounia Nedjaï devant le Théâtre national algérien (Alger).

Une foule nombreuse, composée d’artistes, de militants politiques, de personnalités médiatiques et de représentants d’organisations des droits de l’Homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, a pris part à un rassemblement sur le parvis du TNA pour dire son refus de la politique liberticide menée actuellement par le gouvernement. Cet échantillon de l’élite nationale refuse d’abdiquer devant la volonté du prince de plomber la scène médiatique.

«Libérez Mehdi, libérez Riad, libérez Nedjai», «Algérie libre et démocratique», «Libérez la presse, libérez l’artiste», tels étaient, entre autres, les slogans scandés à tue-tête par les protestataires au cœur de la capitale.

Rassemblement_KBC1

Par ailleurs, les ONG Human Rights et Amnesty International ont publié des communiqués à  l’issue du rassemblement pour fustiger les mesures prises par le gouvernement. Les deux ONG qualifient ces décisions d’arbitraires et de contraires à la liberté d’expression, y compris par rapport à la nouvelle constitution algérienne.

A noter qu’à l’occasion, les services de sécurité ont établi un dispositif discret, presque invisible, dont la mission première était de recueillir des renseignements sur les participants.

Après le succès du rassemblement d’hier, le mouvement fait tâche d’huile. Ainsi, des citoyens d’Oran comptent, eux aussi, organiser un rassemblement pacifique similaire pour soutenir les trois détenus écroués dans le cadre de l’affaire KBC.

Massi M. 

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