Malgré les dizaines de milliers d’enfants qui quittent l’école chaque année, le taux de déperdition scolaire en Algérie est jugé «le plus faible» dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). L’affirmation est de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit qui s’est exprimée samedi à aller lors d’une rencontre organisée avec le Fond des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef) autour du thème de la déperdition scolaire. «L’Algérie présente le plus faible taux de déperdition scolaire en région d’Afrique du Nord et Moyen Orient», a indiqué la ministre qui a souligné que «le décrochage scolaire est plus important chez les garçons que les filles».

Pour comprendre les raison de ce décrochage, le ministère de l’Education nationale a mené une enquête qui a concerné trois wilayas, à savoir Alger, Oran et Sidi Bel Abbes.  Les premières conclusions imputent la déperdition scolaire d’abord, au «conflit relationnel élève-enseignant», à la mauvaise propagande sur l’école et à l’absence du rôle du conseiller pédagogique, devenu désormais purement «administratif» ainsi que la situation sociale de l’élève.

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D’autres raison expliquent l’abandon des études. La ministre de l’Education a cité, entre autres, l’«incapacité de maîtriser les conflits de l’élève en milieu scolaire et au sein de sa famille et la non prise en charge en temps réel des difficultés scolaires, rassurant que le ministère s’employait à relancer le rôle du conseiller pédagogique».

Chaque année, environs 90 000 enfants quittent l’école à divers paliers de l’Education nationale. Une partie d’entre eux se dirigent vers les centres de formation professionnelle ou vers la vie active. D’autres versent dans d’autres activités, parfois illégales.

Essaïd Wakli