Malgré les sommes faramineuses dépensées dans des feuilletons et autres programmes coûteux, la télévision étatique n’arrive plus à suivre la concurrence des chaînes privées. 

Une étude de l’institut Immar (à la crédibilité discutable) révèle que les stations de l’Entreprise publique de télévision (EPTV) ne couvrent plus que 12% du marché. Ce recul est au profit des chaînes privées qui s’adjugent plus de 48% des parts d’audience.

Le reste, 40%, est partagé par les chaînes étrangères. Les chaînes du groupe panarabe MBC (Liban) occupe le haut du tableau, suivies d’autres chaînes arabes. Les télévisions francophones reculent, elles aussi, et n’occupent que 11% des parts d’audience (presque autant que les chaînes gouvernementales).

Le recul des chaînes « publiques » est surtout la conséquence des choix éditoriaux de ce service qui ne veut toujours pas devenir réellement public. La télévision algérienne est, en effet, l’une des plus anachroniques du monde. Elle est tellement anachronique qu’elle est désormais dépassée même par des chaînes privées dont le contenu est singulièrement médiocre.

Il faut juste préciser que cette étude concerne la période du mois de ramadan. Mais les études précédentes n’étaient pas différentes. Elles ont confirmé que la télévision gouvernementale est laminée.

Cette étude fera-t-elle réagir les responsables de l’Unique ?

Essaïd Wakli