Le chef du groupe parlementaire du FFS, Chafaâ Bouaïche a annoncé, hier, sur son compte Facebook, que la ministère de la Solidarité a instruit les Directions des affaires sociales (DAS) des 48 wilayas de mettre fin au versement de l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS).  

«Désormais aucun secteur n’est épargné par le takachouf !», a écrit M. Bouaïche qui s’est basé sur une correspondance adressée par le ministère de la Solidarité aux DAS. La correspondance, dont une partie a été mise en ligne sur le même compte Facebook, est très claire : «Dans le cadre du plafonnement des dépenses au titre de l’année 2016, et en application des orientations de madame  la ministre de la Solidarité nationale de la Famille et de la Condition de la femme adressée aux 48 wilayas et portant sur l’annulation des projets de développement social non lancés au 30 juin 2016, j’ai l’honneur de vous demander de se conformer strictement aux instructions contenues dans la note n° 645/SM//MSNFCF du 24 juillet 2016 joint en annexe ».

Le chef du groupe parlementaire du FFS a mis en exergue un paragraphe contenu dans cette correspondance et dans lequel il est clairement formulé que l’administration centrale se chargera à l’avenir, de façon tout à fait exclusive, du traitement des dossiers de l’AFS, dont le montant est fixé à 3000 DA . Les personnes concernées par cette allocation insignifiante sont les malades chroniques, les handicapés avec un taux d’IPP inférieur à 100%, les femmes divorcées et les veuves  en charge d’une famille, les personnes âgées, les aveugles et les familles en charge d’handicapés de moins 18 ans.

Dans un passé pas si lointain, le ministère de la Solidarité faisait les grosses manchettes de la presse nationale, notamment concernant l’affaire des de 500 milliards de centimes dépensés du temps où Saïd Barkat gérait ce département. Avant ça, Djamel Ould Abbès s’était lui aussi illustré par une politique extravagante ou la frénésie des dépenses était le maître mot. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, il semblerait que la crise passe par là.

Massi M.

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