Une nouvelle fois, Abdelaziz Bouteflika fait un bilan « élogieux » de son bilan et met l’échec des années 1980 sur le compte de la mauvaise gestion des responsables de l’époque.

« (…) la marche ambitieuse et prometteuse de l’Algérie indépendante achoppe au terrible choc pétrolier des années 80 et le pays pâtit des mauvais  calculs et des fautes de gestion commises, pourtant, par des responsables dont  le parcours militantiste était sans faille et les intentions bonnes et irréprochables», écrit le chef de l’Etat dans un discours prononcé, à Béjaïa, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du Congrès de la Soummam et du 20 août 1955.

Par contre, Abdelaziz Bouteflika identifie sa révision de la Constitution à la Plate-forme de la Soummam. « Tout comme le Congrès de la Soummam avait catalysé la Révolution jusqu’à la Victoire et l’Indépendance, nous avons voulu faire de la dernière révision constitutionnelle une assise solide sur laquelle s’établiront désormais les fondements de l’Etat algérien moderne », notre le document de la présidence de la République. « Notre intention était, également, de moderniser les modes et règles de gouvernance, de démocratie et de liberté pour les adapter à l’incontournable  processus de réformes économiques, susceptible d’ouvrir à l’économie nationale  de nouvelles perspectives au mieux des intérêts de notre peuple que nous voulons  mettre à l’abri des fluctuations des marchés pétroliers », ajoutera Abdelaziz Bouteflika, dont le texte a été lu par le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni.

Plus que cela, Abdelaziz Bouteflika compare les acquis de la révolution algérienne qui ont conduit le pays à la libération à la période de son arrivée au pouvoir. « (…) après avoir vécu la tragédie nationale, le peuple algérien s’est engagé en un seul homme sur la voie du renouveau national dans un processus auquel je suis fier d’avoir participé depuis 1999 », écrit-il.

Essaïd Wakli