Amar Saâdani est sorti de son mutisme, hier mardi, pour répondre à ses détracteurs à l’intérieur et à l’extérieur du parti, notamment aux historiques qui réclament sa tête. «Celui qui s’attend à ce que je me démette de mes fonctions au sein du secrétariat général du parti va être frappé de désillusion», a-t-il asséné.

Saâdani a, comme de coutume, usé d’un langage agressif pour expliquer à ses détracteurs qu’il n’était pas malade et qu’il n’était pas en France pour se soigner.  «Je réponds à celui qui m’a donné pour mort que je suis toujours vivant. Et à celui qui conseille au président Bouteflika de me virer du poste, je réponds qu’il rêve», ajoutant que cette situation le «faisait rire».

Le patron de l’ex-parti unique a également insisté sur le fait qu’il est SG du FLN et qu’il le restera. «Je réponds à ceux qui me demandent de partir, dès le mois de septembre prochain, que je ne partirais pas», a-t-il affirmé.

Le SG parti par intérim, Mohamed Boumahdi, a également soutenu Saâdani dans une déclaration fustigeant l’action des 14 révolutionnaires qui ont appelé à libérer le FLN de l’emprise du « sinistre Saâdani».

Massi M.