La gendarmerie nationale a rendu publics des chiffres intéressants sur les actions de protestation au deuxième trimestre de l’année en cours. Selon ce rapport, « les Algériens protesteraient exclusivement pour des revendications sociales ».

La gendarmerie nationale fait état de l’exécution de 429 actions  de protestation au deuxième trimestre de l’année en cours. Pour ce corps de sécurité, ces mouvements traduisent des revendications purement sociales. Les citoyens escomptent à travers leur mobilisation attirer l’attention des pouvoirs publics sur «le bitumage des routes, le branchement aux canaux d’eau potable, le transport scolaire, la distribution de logements sociaux et le branchement au réseau électrique». Bref, tout ce qui a trait à l’amélioration de leurs conditions de vie.

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Le rapport met en exergue les efforts consentis pour gérer et surtout diminuer «l’impact négatif» de ce type d’actions sur « l’ordre public ». A cet effet, il souligne que les forces de la gendarmerie nationale ont eu recours à onze reprises à des interventions musclées pour disperser la foule.

Cela dit, le rapport a été élaboré de sorte que les actions de protestation à caractère politique ne soient pas répertoriées. Il a ainsi mis en sourdine les mouvements à caractère politique, à l’instar des actions de soutien aux ex-détenus de l’affaire « Nass Stah », ou encore ceux organisés pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse, notamment dans l’affaire El Khabar.

Massi M.