Les déclarations du médaillé olympique, Taoufik Mekhloufi, ont apparemment eu un effet boule de neige dans le monde sportif national. Le temps est au grand déballage.

Aujourd’hui, le jeune handballeur de 19 ans, Ayoub Abdi, a dénoncé, dans une déclaration faite à l’APS, le chantage qu’a exercé sur lui la Fédération algérienne de handball (FAHB) présidé par Saïd Bouamra. «Après un interminable chantage qui ressemblait à une prise d’otage, j’ai fini par avoir mon passeport (pour rejoindre son nouveau club en France, ndlr). Le président de la FAHB (Said Bouamra) et le sélectionneur (Rabah Gherbi) ont mis mon avenir international dans la balance en échange de ma liberté. Ce n’est pas moi qui me suis séparé de l’Algérie mais ce sont certains qui m’ont déchiré de mon pays», a déclaré celui qui a brillé avec l’équipe nationale lors de la dernière Coupe d’Afrique.

A noter que le sociétaire du CRB Baraki, a signé, au mois de mai dernier, un contrat de 3 ans avec le club français du Pays d’Aix Université Club (Division 1). Si les fédérations française et internationale ont validé ce transfert, ce n’était pas le cas de la FAHB qui en a contesté le contenu. En guise de protestaion, le handballeur quitte un stage de l’équipe nationale pour rejoindre son nouveau club malgré le niet de la Fédération algérienne. La sanction est vite tombée. Il est radié de l’équipe nationale des moins de 21 ans et ratera la prochaine CAN de la catégorie.

«Aujourd’hui, certains m’ont mis à la porte parce que j’ai plaidé ma cause. J’ai été l’otage de gens qui étaient censés m’orienter et m’aider à devenir meilleur. Je suis la victime de la conspiration et de la mauvaise gestion. J’ai  choisi de rallier le PAUC non pas au détriment des Verts, mais parce que je risquais de lourdes sanctions que les responsables ne semblaient pas vouloir m’éviter», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Dans la vie, il faut faire des choix. La fédération ne m’en a pas laissé car elle voulait décider de mon destin. Il y a le bonheur de porter les couleurs nationales, mais aussi les engagements avec mon club à  respecter (…) Il a fallu que je sauve ma carrière au moment où j’encourrais une suspension de trois ans. J’espère aussi que ma direction va se montrer  compréhensive car j’ai des circonstances atténuantes et j’ai tout fait pour pouvoir débuter cette nouvelle aventure».

Elyas Nour