Le recul de la facture d’importation peut s’expliquer par le fait que pendant plusieurs mois, les concessionnaires n’ont pu importer aucune voiture à cause notamment des restrictions du gouvernement.

La chute des importations est beaucoup plus visible lorsqu’on prend les concessionnaires un à un. A titre d’exemple, le concessionnaire français Renault n’a importé que 19.058 véhicules en 2016 contre 41.933 voitures une année auparavant. De son coté, Kia Motors Algérie n’a acquis que 3.329, contre 11.963 une année auparavant. D’autres concessionnaires n’ont même pas atteint le millier de véhicules.

Cette pénurie a engendré des augmentations impressionnantes dans les prix des voitures. Ainsi, il n’y a presque plus de véhicules qui se vendent à moins de 1,5 millions de dinars. Seules certains modèles de Renault et Dacia se vendent autour de 1,4 millions de dinars. Des modèles, à l’image de la Skoda Fabia Premium, qui se vendait, il y a une année, à 1,7 millions de dinars dépasse actuellement les 3 millions de dinars. Des augmentations que les économistes estiment «injustifiées». C’est le cas de Ferhat Aït-Ali qui a fait, récemment, un décompte sur sa page Facebook. Selon lui, «les prix ne répondent pas à une logique économique».

Même tendance au marché des voitures d’occasions. Les prix ont pris des proportions incroyables. Des voitures de plus de 10 ans d’âge se vendent à des prix qui avoisinent le 1 millions de dinars. De quoi acheter un véhicule neuf, en France ou en Espagne.

Essaïd Wakli

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