En violation de toutes les lois de la république, le wali de Tamanrasset a décidé de ne plus accorder d’autorisations d’activité aux militants locaux du RCD. C’est ce que révèle une correspondance adressée par le secrétaire général de la wilaya aux responsables de cette formation politique.

Prenant comme prétexte le fait que les responsables de ce parti ont accroché l’étendard amazigh lors d’une activité, les responsables crient à «l’atteinte à l’ordre public». «Ces comportements portent atteinte à la réputation  de la formation politique à laquelle vous appartenez (RCD) d’une part, et portent atteinte aussi à l’ordre public et sont passibles de poursuites judiciaires. Sur ce, nous attirons votre attention  que l’Administration  prendra en compte ces comportements et ne s’engagera à délivrer aucune espèce d’autorisation  pour tout type de réunion que vous projetteriez d’organiser », écrit le secrétaire général de la wilaya, selon les propos rapportés par un communiqué du RCD.

«Nous voilà donc instruits que dans une wilaya de la République, la constitution et les lois sont suspendues pour empêcher les activités du RCD; une sorte d’état d’exception à notre encontre décidé par le secrétaire général d’une wilaya», commente le Rassemblement pour la culture et la démocratie.

Le RCD  rappelle «qu’il a construit son action sur les valeurs de la révolution algérienne notamment le combat pour l’avènement d’un Etat démocratique et social consigné dans la plateforme de la Soummam. C’est son attachement à la construction de cet Etat pour lequel le peuple algérien a consenti tant de sacrifices qui l’a conduit à s’opposer en première ligne à la horde intégriste et à en payer le prix fort pour la sauvegarde de la République et de son Etat», indique le document.

En réalité, la wilaya de Tamanrasset reproche au RCD le fait de déplacer un portrait du chef de l’Etat, accroché dans une salle, lors d’une activité des jeunes de cette formation politique.

Essaïd Wakli