Pour tenter de désamorcer les attaques du courant islamo-baâthiste, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a décidé de jouer la transparence. Elle a invité, jeudi, le président de l’Association des oulémas, Abderrezak Guessoum, pour discuter des nouveaux programmes scolaires.

Pour démentir toutes les rumeurs qui circulent sur les nouveaux manuels, notamment sur les auteurs de la réforme que les islam-baâthistes présentent comme des étrangers, la ministre de l’Education nationale a convoqué tous les directeurs centraux pour prouver que contrairement aux idées diffusées, ceux qui ont préparé les nouveaux programmes sont algériens.

Plus, Nouria Benghebrit a expliqué à Abderrezak Guessoum, qui fait partie de ceux qui calomnient la ministre, que les plages horaires de l’arabe et de l’Education islamique n’ont pas été réduites, ce qui ôte tout argument à ses adversaires.

Ces assurances de Benghebrit ont mis dans la gêne son interlocuteur. Ce dernier a tenté alors d’expliquer ses attaques par «le manque de transparence» du ministère de l’Education nationale. Il a également rappelé que son association est «favorable» aux réformes et même à l’expertise étrangère.

La ministre de l’Education nationale est allée plus loin : elle a donné à la délégation des «oulémas» tous les manuels de nouvelle génération et lui a demandé de faire part de ses objections.

Les aveux de Abderrezak Guessoum seront-ils suivis par les autres partisans d’une école rétrograde ?

Essaïd Wakli