Plusieurs syndicats autonomes ont annoncés, hier, à l’issu de la réunion intersyndicale qui a lieu à Alger, qu’ils vont observer deux jours de grève, les 17 et 18 octobre prochain, afin de dénoncer la suppression de ce qui est communément appelé la retraite anticipée. La grève sera reconduite les 24 et 25 du même mois, si les autorités ne répondent pas favorablement à leurs doléances.

L’intersyndicale regroupe plusieurs syndicats autonomes de différents secteurs, notamment l’éducation et la santé. Il compte entre autres le Cnapest, le Snapest, SNPSP…etc. Ces syndicats sont décidés à peser de tout leur poids pour que le gouvernement revienne sur sa décision.

Rappelons que le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 83-12 du 2 juillet 1983 relative à la retraite, soumis à l’APN, propose l’abrogation des dispositions de retraite sans condition d’âge, instituées par l’article 2 de l’ordonnance du n° 97-13 du 31 mai 1997, modifiant et complétant cette loi. Ces dernières modifications ont été instituées dans le sillage du plan d’ajustement structurel imposé par le FMI à l’Algérie afin de «dégraisser» les secteurs publics.

Les autorités estiment qu’aujourd’hui il n’est plus question de continuer à laisser partir les gens en retraite avant l’age de 60 ans. En somme, même si un employé cumule 32 ans de service, il ne pourra pas bénéficier de sa retraite avant 60 ans. Ce qui n’est pas du goût de la majorité des syndicats.

Elyas Nour