Le ministre du Commerce a remis la balle, hier dimanche, dans le camp de Tayeb Louh, ministre de la Justice, en affirmant que son département a saisi la justice dans le cadre de l’affaire de l’importateur l’ayant menacé après le blocage de sa marchandise (pièces détachées pour véhicules) au niveau du port d’Alger. 

Le ministre de la Justice Tayeb Louh avait indiqué, la semaine dernière, que «les portes des parquets» étaient «ouvertes à tous ceux qui ont des dossiers sur la corruption pour aider la justice et la société à combattre ces fléaux», en réponse aux déclarations fracassantes de son collègue du Commerce.

On pouvait notamment lire dans un communiqué émanant du cabinet du ministre du Commerce que son département «travaille en permanence en coordination continue avec les différents services chargés de la protection de l’économie nationale à travers l’application stricte de la loi et en informant automatiquement les parties judiciaires concernées lorsqu’on découvre un dépassement ou une fraude». Le ministre du Commerce s’est dit déterminé à déjouer toute tentative de forcing qui vise à introduire des marchandises non conformes à travers des relais au sein des administrations publiques.

Concernant l’affaire de ces  deux conteneurs de pièces détachées pour véhicules ayant été débloqués de manière tout à fait frauduleuse au niveau du  port d’Alger, le ministre a indiqué que la marchandise en question et dont la traçabilité est impossible à définir a été saisie.

Le cabinet de Bakhti Belaïb a par ailleurs, indiqué avoir déposé une plainte concernant cette affaire en octobre 2015. « Les personnes impliquées dans l’affaire ont été mises en détention à l’exception d’une seule ayant  pris la fuite à l’étranger», a-t-il souligné.

Cet échange implicite d’accusations, porté sur la scène publique, témoigne une fois de l’absence totale de solidarité et de coordination au sein du gouvernement.

 Massi M.