Farès Sellal, le fils d’Abdelmalek Sella, aurait décroché, grâce à son paternel, un contrat de dix millions d’euros. Actionnaire du groupe Ival, Farès Sellal aurait profité d’un sérieux appui de la part de son premier ministre de père pour profiter des largesses du puissant groupe français, Suez Environnement, en contrepartie de la poursuite de la gestion de la SEAAL.

C’est Louise Dimitrakis, l’une des journalistes du site d’information Mondafrique qui a fait cette révélation. «Si le groupe Suez, gestionnaire du marché stratégique de la distribution d’eau, connaît une longévité remarquable en Algérie, c’est aussi parce qu’il soigne les sous traitants qui comptent parmi leurs actionnaires des personnalités proches d’Abdelmalek Sellal (…) et le fils du premier ministre, Farès Sellal en fait partie», a-t-elle confié.

Le récit fait par la journaliste traduit un maillage complexe fait d’opportunisme conjugué à un sens aigu de l’affairisme. On apprend par exemple que le groupe français Suez continue de gérer la distribution de l’eau à Alger grâce à son réseau relationnel et non à la qualité de ses prestations. Les dirigeants de ce groupe comptent parmi leurs connaissances Mohamed Baïri, un des acteurs influents du FCE, Ahmed Mazouz, représentant exclusif du fabricant italien IVECO en Algérie, et Farès Sellal, lui aussi actionnaire et partenaire d’IVAL.

Cet état de fait a garanti au groupe français Suez une pérennité inédite qui dure depuis 2005. Le secret de cette alchimie s’est traduit par des accords douteux à l’image de celui conclu entre le groupe français et Ival. Suez s’est engagé à s’équiper d’une centaine de camions hydrocureurs auprès de la société Ival. Une transaction qui s’est chiffrée, selon Mondafrique, à dix millions d’euros.

A cet effet, il a été noté que «de nombreuses tentatives d’éjecter le français Suez ont échoué. Certaines chapelles du régime algérien ont tout tenté pour confier ce marché stratégique à des entreprises chinoises ou sud-coréennes. En vain», indique encore la journaliste de Mondafrique. C’est vraisemblablement la proximité avec les figures clés du régime qui a favorisé la longévité de Suez en Algérie.

 Massi M.