L’Algérie devra s’armer d’un trésor de justifications pour affronter les questions de la Commission des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme. L’institution de l’ONU, dont l’assemblée générale se déroule jusqu’au 30 septembre, devra examiner la situation des droits humains dans tous les pays du monde.  

Selon le journal arabophone El Khabar, notre pays devra répondre à des questions précises que devront poser les membres du Conseil. Il s’agit notamment de la peine de mort qui, même suspendue, est toujours en vigueur. L’Algérie devra également répondre à des questions sur les disparitions forcées, une problématique qui se pose depuis plusieurs années ; il constitue l’un des lourds «reliquats» des années 1990. Le Conseil des Droits de l’homme reproche notamment à l’Algérie son refus de répondre à ses questions dans ce domaine.

En plus de cela, le Commission des Droits de l’Homme va interroger l’Algérie sur le système national de santé. L’organisation des Nations-Unies estime en effet que de réels efforts ont été faits, mais la prise en charge sanitaire se fait seulement dans les grands hôpitaux. Le rapport du Conseil des Droits de l’Homme pointe du doigt notamment le taux de mortalité des mères et des enfants qui, même s’il a baissé sensiblement, reste problématique dans certaines régions du pays, notamment en zones rurales.

Ce n’est pas la première fois que l’Algérie est soumise à cet examen qui concerne tous les pays du monde. Même les grandes nations se sont vues souvent reprocher des manquements aux droits de l’Homme.

Essaïd Wakli