Au premier plan, un brancard fabriqué dans l'usine de Tizi Rached. Au second plan, le lit d'hôpital électrique, le nouveau produit de l'entreprise ETS Dahmane. "C'est un produit 100% algérien", se réjouit le gérant de la société.

Une enquête commandée par « Jil FCE », la section des jeunes patrons de l’organisation patronale, le met en relief : la mauvaise qualité du système universitaire algérien empêche le développement de l’entrepreneuriat dans notre pays. 

L’enquête de « Jil FCE » s’appuie sur les résultats d’une étude menée par le cabinet Bravehill auprès de  627 jeunes entrepreneurs algériens âgés de 20 à 39 ans. 53 % de ces derniers estiment que le manque de spécialisation en entrepreneuriat à l’université les empêche de développer correctement leurs projets professionnels. 41 % des jeunes entrepreneurs souffrent également du manque de stages pratiques, ce qui ne leur facilite pas la tâche de gestion et de développement de leurs entreprises.

35 % de nos jeunes entrepreneurs estiment en outre que les cours dispensés à l’université ne sont pas en adéquation avec leurs besoins.

Le manque de financements pour réaliser des projets est l’autre obstacle auquel sont confrontés nos jeunes entrepreneurs. 60 % d’entre eux ont connu un échec de création d’entreprise à cause des difficultés à accéder aux ressources financières.