Un remaniement important et stratégique sera opéré à partir du mois de novembre prochain au sein du « nouveau DRS », a-t-on appris de sources sûres.  Rattaché, désormais, à la Présidence de la République, à travers ses trois directions générales de sécurité, le nouveau DRS connaîtra la nomination de plusieurs nouveaux hauts responsables. Des nominations qui reconfigureront diamétralement les rapports de force au sein des institutions sécuritaires du pays. 

Selon nos informations, le général Abdelhamid Bendaoud alias Ali, l’ancien chef responsable de l’inspection au sein des services, et ancien attaché du DRS à l’ambassade d’Algérie à Paris pendant plus de 10 ans, devra faire son retour pour occuper un poste important à la tête de l’une des trois directions générales des services secrets algériens. Le général Ali Bendaoud, gendre du Premier ministre Abdelmalek Sellal, dirigera la Direction générale de la sécurité intérieure à la place du général Bouzid qui sera bientôt relevé de ses fonctions par le Général Athmane Tartag dit Bachir, patron de la nouvelle structure du DRS et qui occupe, officiellement, la fonction de « conseiller auprès du président de la République chargé de la coordination des services de sécurité rattachés à la présidence ».

Le général Ali Bendaoud a été mis à la retraite en 2015. Son départ avait suscité de nombreuses spéculations dans un contexte marqué par la sempiternelle « guerre des clans » au sein des services secrets algériens, suite la réélection d’Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat successif.

Selon nos sources, Ali Bendaoud avait lui-même demandé à partir à l’époque pour ne pas subir le climat délétère imposé par les tensions opposant les diverses factions des  services de renseignement. Son retour signifiera que la restructuration du DRS, lancée en 2013, s’achève avec la nomination d’un personnel civil à la tête des nouvelles directions des nos services. En vérité, Ali Bendaoud fera son retour en sa qualité d’ancien officier retraité. Il sera considéré comme un civil, soulignent nos sources. Il s’agit là d’une nouvelle étape dans la nouvelle vie du « DRS ».

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