De nombreux filles « non-voilées » sont victimes d’intimidation dans les écoles algériennes. L’incident qui s’est déroulé dans un lycée à Seballa, dans la banlieue ouest d’Alger, n’est guère un cas isolé. C’est du moins ce que confirme Meziane Meriane, coordonnateur national du Syndicat national des professeurs  du secondaire et du technique (snapest). 

Dans une déclaration au quotidien El Watan, ce syndicaliste, très bon connaisseur du secteur de l’éducation, a expliqué que des « cas d’excès de zèle similaires » à celui de Seballa « sont vécus quotidiennement par des élèves qui sont livrées à elles-mêmes en l’absence de sanctions administratives contre leurs auteurs », déplore-t-il.

Selon Meziane Meriane, « des agents de sécurité, et parfois même des adjoints de l’éducation, intimident de la même façon des jeunes lycéennes pour non port du foulard ».  « Ces comportements rappellent ce qui était vécu dans les années 90 », prévient le porte-parole de l’un des syndicats autonomes les plus puissants dans le secteur de l’éducation.  « Il faut des sanctions contre l’auteur de cet acte pour ne plus jamais retomber dans ce que nous avons enduré il y a quelques années », conclut en dernier lieu Meziane Meriane qui presse le ministère de l’Education de réagir au plus vite à ces dépassements.