Le Forum mondial de l’énergie s’est ouvert, ce mardi matin, au Palais des congrès d’Alger. Des ministres et représentants de 54 pays discutent de l’avenir de l’énergie avant que les ministres des pays membres de l’OPEP ne se penchent, demain mercredi, sur la meilleure manière de relever les prix du pétrole.

A l’ouverture des travaux, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a appelé les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP) à «dépasser leurs égoïsmes» et à aller vers un consensus qui arrange tout le monde. «L’Algérie a le souci constant d’instaurer un véritable esprit de dialogue et de concertation entre les différents acteurs de la scène énergétique régionale et mondiale», a-t- indiqué. Il a ajouté que «ce besoin de dialogue et de compréhension mutuelle ne s’est jamais autant fait ressentir» que depuis le début de ce siècle marqué par «un paradoxe frappant», relevant «une parfaite connaissance des enjeux et défis planétaires, une rapidité jamais égalée dans les déplacements des personnes et des informations et des capacités humaines au développement paroxystique».

Dans les coulisses de la rencontre, les ministres de l’énergie des principaux pays producteurs de pétrole s’activent pour préparer la réunion de demain. On apprend par exemple que le ministre iranien de l’énergie a d’ores et déjà fait savoir qu’un accord ne sera pas possible à Alger. Il est par contre optimiste pour le prochain sommet de Vienne, qui se tiendra en novembre. Cet avis est partagé par son homologue irakien qui a estimé, lui aussi, qu’un accord à Alger n’est «pas souhaitable».

Par contre, le ministre saoudien, dont le pays est le plus important producteur, a rappelé que son pays «soutient toute position qui garantit la stabilité des prix».

Après les déclarations, les travaux du Forum se sont poursuivis à huis-clos. Une déclaration finale sera probablement rendue publique ce soir.

Essaïd Wakli