La sélection nationale féminine de goalball risque d’être fortement sanctionnée par le Comité international olympique (CIO). Hier, l’équipe ne s’est pas présentée à la salle Future Arena de Rio de Janeiro pour disputer le second match du groupe C face à… Israël.

La rencontre entre dans le cadre du tournoi goalball des Paralympiques 2016. L’équipe avait agi de même la veille en ratant son premier match face aux Etats-Unis. En effet, afin de ne pas disputer cette empoignade face à Israël, une attitude adoptée par la majorité des sportifs algériens, les dirigeants de la sélection nationale ont préférés arriver en retard à Rio de Janeiro. Alors qu’ils devaient prendre l’avion, avant-hier, ce qui est déjà assez tard, les athlètes ne se sont envolés vers le Brésil que durant la journée d’hier.

Officiellement, l’Algérie évoquera ce retard. Mais, le CIO pourrait fort bien ne pas prendre en compte cet argument. D’autant plus qu’en 2012, à la veille des JO de Londres, l’instance olympique internationale avait mis en garde les pays qui évoquent des arguments « farfelus » pour justifier un boycott.

Les différentes fédérations algériennes n’ont jamais assumé leur position de manière claire, puisqu’elles encourent des sanctions. Par ailleurs, seul le judoka Mohamed Meridja s’est engagé, lors des JO d’Athènes, après consultation du Comité olympique algérien (COA), face à un Israélien. L’Algérien avait pris le dessus sur son adversaire.

La question relative à la position à adopter dans le cas où une équipe ou sportif algérien hérite d’un adversaire israélien est posée à la veille de chaque rendez-vous international. Que fera la Fédération algérienne de football (FAF), par exemple, si jamais, dans un Mondial, elle est reversée dans un groupe comprenant Israël ?

En tout cas, en ratant ses deux premiers matchs, l’équipe nationale féminine de goalball a compromis ses chances de qualification au prochain tour.

Notons que le goalball est disputé par des athlètes déficients visuels depuis les jeux de Toronto en 1976.

 Elyas Nour