Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a évoqué, hier mardi, ce qui tend à devenir son cheval de bataille, c’est-à-dire la question des chaînes de télévision offshore. Le ministre à implicitement menacé qu’il se chargera personnellement de leur cas très prochainement.

Les interventions se succèdent et se multiplient, mais le message demeure toujours le même. «Il faut que les télévisions privées rentrent dans la légalité et que la presse écrite mette au point une ligne éditoriale plus équilibrée», tels sont les deux grands points réitérés et défendus hier par le ministre de la Communication Hamid Grine, dans le cadre d’une visite de travail, menée ces deux derniers jours, dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, et au cours de laquelle il a procédé à l’ouverture de la conférence citoyenne sur le thème de «Connaître les médias, le citoyen a le droit à une information fiable».

Comme de coutume, le ministre de la Communication s’en est pris aux chaînes de télévision offshore, mais également à une presse écrite considérée comme impulsive et revancharde. Le discours tenu  devant un auditoire conquis d’avance, a loué les bienfaits de la déontologie et du professionnalisme, deux éléments qui semblent faire cruellement défaut, si l’on croit les propos du ministre.

Toujours aussi hargneux, M. Grine a expliqué que l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), dont la composante a été installée récemment, a pour mission d’accréditer les chaînes de télévision qui s’engagent à respecter les règles déontologiques du métier. Pour les autres chaînes non accréditées, le ministère se réserve le droit de les priver tout simplement de diffuser.

Pour ce qui a trait à la presse écrite, le responsable du secteur a annoncé la finalisation de textes de loi régissant le domaine. «Nul besoin d’autorité de régulation pour la presse écrite», a-t-il affirmé en expliquant que les nouveaux textes se chargeront de délimiter les lignes rouges à ne pas franchir et ce, conformément aux dispositions énoncées dans la constitution amendée.

Massi M.