Perplexes, les Oranais ont exprimé cette semaine, leur colère et leur indignation. Une opération de rebaptisation des lieux phares de leur ville a été engagée par les pouvoirs publics. Elle a entraîné le remplacement des noms des illustres personnages de l’Histoire de la région par d’autres.

Même le saint patron de la ville, Sidi El-Houari, n’a pas été épargné par cette opération qui échappe à l’entendement des Oranais pour qui cette figure historique incarne l’âme de leur cité. En effet, une entreprise privée a commencé, depuis la semaine dernière, à arracher les veilles plaques sur lesquelles étaient inscrits les noms de personnages historiques incarnant la ville pour les remplacer par des nouvelles sur lesquelles sont inscrits des noms de chahids totalement inconnus de la population locale.

Ce qui est hallucinant, c’est que le ministère de la Culture avait inscrit, au début le l’année, Sidi El Houari dans le patrimoine national protégé, ce qui rend, de l’avis de nombreux habitants, cette opération de rebaptisation incomprise et «illogique» .

Les Oranais étaient également furieux de voire la plaque portant le nom du Moudjahid Abdelhamid Serradj accroché à l’entrée d’une allée insignifiante menant vers le mont Murdjadjo. Pour eux, il s’agit d’une humiliation pour cet illustre fils de la région.  Autre victime  de cette action de destruction de l’histoire : Fernand Iveton. Militant communiste d’origine européenne, il avait pris fait et cause pour la révolution algérienne.

Ces chamboulements anarchiques ont été accomplis pour satisfaire aux besoins d’une cartographie GPS de la ville comportant les principales administrations ainsi que les lieux importants de la ville. Pour aller vite, l’entreprise chargée de réaliser cette carte GPS a préféré soumettre la ville au plan qu’elle a préalablement établi avec le consentement des communes et des organisations des moudjahidine et des enfants de chouhada.

 Massi M.