La police nationale est revenu, quoique partiellement, sur sa décision de se retirer des stades. Au vu des incidents qui ont émaillés plusieurs rencontres des deux premières journées de la Ligue 1, il était clair que les stadiers, seuls, ne pouvaient faire face aux supporters «ultras».

«La police assure la sécurité au niveau des tribunes et alentours, des vestiaires destinés aux sportifs et au staff technique par des patrouilles d’agents pédestres en uniformes; ces équipes interviendront à la demande ou en cas de nécessité; les journalistes seront sécurisés au niveau des stades par la police», indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), dans une note, rendue publique par le quotidien «El Watan», ajoutant que «la DGSN a pris l’engagement de former des stadiers à titre gracieux, au niveau des écoles de police et ce, à la demande des présidents de club».

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Mais si, dans un premier temps, certains ont expliqué la décision de la police de se retirer des stades, par le désir de «professionnaliser» la sécurité dans les enceintes sportives, comme cela se fait sous d’autres cieux, voila que dans la même note la police explique que ceci est plutôt lié avec la situation économico-sociale du pays et les risques de grogne populaire. «Les forces de police, auxquelles échoient essentiellement le devoir de la sécurité des personnes et des biens, et la préservation de l’ordre public, sont donc appelées une fois de plus à s’adapter en fonction de la nature des défis attendus et des échéances en perspectives dont principalement : la lutte contre la criminalité organisée et les réseaux terroristes à la lumière des tensions qui persistent aux frontières de notre pays, la rentrée sociale 2016-2017 qui s’annonce tumultueuse au regard des nouvelles dispositions préconisées par les pouvoirs publics relatives à la retraite anticipée et les contestations sociales persistantes liées à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, la rentrée scolaire avec les défis qu’elle engendre, notamment en lien avec les revendications syndicales des enseignants, les échéances liées aux élections législatives 2017, la persistance de la situation prévalant à Ghardaïa engendrant la mobilisation de plusieurs forces de police en permanence», explique la DGSN, avant de conclure que «ces préoccupations exigent des mécanismes d’emploi plus dynamiques». «Ainsi les dispositifs statiques dédiés aux établissements publics, tels que les hôpitaux, les universités, les administrations …doivent être revues à la baisse», poursuit la note.

Elyas Nour