Ce sont les concessionnaires automobiles qui risquent, en fin de compte, de se voir chargés de l’importation des voitures d’occasion. C’est du moins la piste révélée, hier, par le ministre de l’Industrie, Abdeslem Bouchouareb, en marge de la 15ème réunion ministérielle du Forum mondial de l’énergie (FIE) à Alger.

Le gouvernement aurait opté, après moult tergiversations, pour accorder le privilège de l’importation des véhicules de moins de trois ans aux concessionnaires automobiles.

Il semblerait que le puissant lobby des concessionnaires automobiles soit arrivé à ses fins, à savoir obtenir le monopole sur l’importation  des véhicules d’occasion. Intervenant énergiquement depuis que le ministre du Commerce a fait l’annonce du retour à l’importation des voitures d’occasion, l’association des concessionnaires a vraisemblablement exercé suffisamment de pression sur les autorités pour que ce nouveau marché n’échappe pas à leur contrôle.

Le ministre de l’Industrie a tenu à préciser qu’un cahier des charges est  en cours d’élaboration et qu’il ne figurera pas dans la Loi de finances 2017, contrairement à ce qui a été affirmé par le ministre du Commerce. Ce document qui sera publié indépendamment fixera les critères et les conditions dans lesquelles seront importés ces véhicules.

M. Bouchouareb s’est, par ailleurs, abstenu de répondre aux questions de la presse qui l’a interrogé sur les taxes douanières, se contenta d’indiquer que le cahier des charges apportera plus de précision à ce sujet.

Massi M.

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