C’est une étude menée par un responsable du centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST) qui le démontre : les bibliothèques universitaires algériennes sont déconnectées des nouvelles technologies. 

El Hadi Loukam de la division de recherche et développement en science de l’information au niveau du CERIST a présenté jeudi les résultats d’une étude réalisée en 2016 sur l’usage de l’outil web 2.0 qui a révélé que sur 111 bibliothèques existantes au niveau des établissements de l’enseignement supérieur au 10 mai 2016, 54 uniquement ont des liens vers des sites web.

Parmi ces bibliothèques reliées à internet, 12 seulement utilisent le web 2.0, ce qui représente un taux de 10%, tandis que les 40% qui reste se contentent des données classiques de web1.0 qui n’offre pas beaucoup d’opportunités et n’assure pas une large exploitation des services offerts, notamment pas les réseaux sociaux. Il a précisé également que les sites web des bibliothèques universitaires existants sont « statiques », les données étant non actualisées et l’accessibilité très limitée, ce qui les empêchent de suivre l’évolution numérique au niveau mondial. Une autre étude présentée par Zahir Yahiaoui de l’université de Relizane démontre une faible utilisation des réseaux sociaux comme facebook, twitter et youtube par les bibliothèques universitaires dans le cadre de la formation et de l’information, malgré la large utilisation de ces outils par les universitaires.

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