Plus d’un mois après la rentrée scolaire, des dizaines de classes manquent toujours d’enseignants. Et cela ne laisse pas les Algériens indifférents. Plus que cela, des élèves et des parents font entendre leur colère.

C’est le cas de ces lycées de Souk-Ahras –dont une majorité est bien sûr concernée par l’examen du BAC- qui sont sortis, jeudi, dans les rues de la ville pour protester contre le manque d’enseignants. La même scène, révélée par des médias, s’est déroulée dans la ville de Khemis Miliana, dans la wilaya de Ain-Defla. Là-bas, des élèves ont même brûlé des pneus à l’entrée de leur école pour protester contre l’absence de certains enseignants mais également pour manifester leur désaccord avec la fermeture de la cantine de leur établissement.

Dans le sud du pays, l’ambiance est la même. A Ouargla, des lycéens ont battu le pavé, la semaine dernière, pour réclamer des professeurs.

Pourtant, le ministère de l’Education nationale a procédé, dans l’urgence, au recrutement de 33000 enseignants la semaine dernière. Un nombre qui semble être insuffisant selon les échos qui nous parviennent des diverses régions du pays.

Le manque d’enseignants n’est pas le seul problème des écoles. Les manuels scolaires de « 2ème génération » ne sont pas disponibles partout. Une situation qui pousse des directeurs à distribuer un livre pour plusieurs élèves en même temps. Sauf que cela pose problème pour les enfants de 1ère et deuxième année primaire puisque les livres contiennent des espaces vides à remplir. L’étape est très importante du point de vue pédagique.

Autant de problèmes auxquels le ministère de l’Education nationale devra répondre très rapidement au risque de compromettre l’année scolaire.

Essaïd Wakli