Après les écoles, le phénomène des cours particuliers gagne les universités. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a menacé de sévères sanctions les enseignants qui seraient tentés de donner des cours de soutien aux étudiants.

Des mesures fermes ont été prises l’année dernière à l’encontre des enseignants (en médecine) dispensant des cours de soutien aux étudiants et qui « s’étaient engagés par écrit à ne plus recourir à l’avenir à de telles pratiques », a précisé M. Hadjar lors d’une Conférence de presse, animée en marge de la Conférence nationale sur les universités. « Tout enseignant universitaire impliqué dans de telles pratiques qui sont étrangères à l’université algérienne sera présenté en conseil de discipline et aura une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement, a-t-il dit, selon les propos rapportés par l’APS.

C’est la première fois que ce sujet est abordé de manière publique. La pratique est souvent collée aux écoles et notamment aux lycées où les enseignants préfèrent parfois donner des cours facturés à leurs élèves. Par contre, l’université est surtout réputée pour des affaires liées au plagiat lors de l’élaboration des thèses universitaires.

Essaid Wakli