Le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd-Salah, a été sollicité par ses homologues saoudien et qatari pour le convaincre d’engager les forces de l’ANP dans une force d’interposition au Yémen.

Révélée, hier mardi, par le portail d’information dédié au Moyen-Orient Middle East Eye, l’information a fait état d’une proposition formulée par les deux ministres de la Défense saoudien, Abderrahmane Ben Salah al-Baniane, et qatari, Ghanem Ben Chahin al-Ghanem, lors de leur dernière visite officielle en Algérie,  courant octobre, sollicitant encore une fois, l’aide de l’Algérie dans le conflit au Yémen. Les deux ministres ont fait appel à l’armée algérienne pour participer à une force d’interposition.

Se basant sur les propos d’une source diplomatique algérienne, le Middle East Eye a révélé que le but de la manœuvre saoudienne est de convaincre l’Algérie à prendre part à cette opération qui viserait à mettre fin au conflit au Yémen en s’appuyant sur l’appui de pays jugés fiable comme l’Algérie. «L’Arabie saoudite voudrait arrêter la guerre et mettre en place une force d’interposition issue de différents pays ayant la confiance de Riyad et de Doha. Alger a répondu qu’elle allait étudier cette proposition, mais pour l’instant, la tendance lourde est au refus», a rapporté le Middle East Eye.

 Massi M.