GAVI communications officer Ariane Leroy holds a vial containing pentavalent vaccine at a government cold storage facilities in Freetown, Sierra Leone on Tuesday February 24, 2009.

Après des mois d’enquêtes et de polémiques, le ministère de la Santé a confirmé, dans un communiqué diffusé ce lundi que le vaccin, pentavalent, soupçonné d’être à l’origine de la mort de deux nourrissants à Rouiba, est « mis en quarantaine en attendant les résultats de l’enquête » diligentée par le ministère de la Santé.

La décision a été prise par un comité d’experts mis en place à ce sujet. « Devant les réticences vis-à-vis du vaccin combiné pentavalent observées aussi bien chez les parents que chez les prestataires de la vaccination, le comité national des experts de la vaccination, après évaluation de la situation au regard des données nationales et internationales notamment l’avis du Comité Consultatif Mondial de la Sécurité Vaccinale de l’OMS, a considéré que cette situation est de nature à compromettre le résultats acquis aussi bien en termes d’adhésion de la population qu’en termes de couverture des populations cibles, et que tout recul de la vaccination constitue un risque important de résurgence de maladies mortelles évitables. », indique encore le communiqué. «Le principe de précautions doit être maintenu pour faire face aux réticences préjudiciables au programme élargi de vaccination », précise encore le document. Le ministère de la Santé a par contre promis de changer de fournisseur.

Deux nourrissions de 2 mois sont morts en mai dernier dans une clinique à Rouiba après avoir reçu des vaccins de Pentavalent. Le vaccin fait partie du nouveau calendrier vaccinal mis en place par le ministère de la Santé. Les parents réclament des sanctions. Mais le ministère de la Santé s’est limité, jusque-là, à une fermeture préventive de l’établissement.

Essaïd Wakli