Le mouvement de grève entamé, hier lundi, par 13 syndicats autonomes du secteur public a connu, à son deuxième jour, selon les estimations de l’intersyndicale, un large suivi. Au cœur des revendications : la restauration du régime de retraite sans condition d’âge supprimée par le gouvernement, suite à la tripartite de juin dernier.   

Les chiffres avancés par l’intersyndicale ont fait état d’un large suivi dans plusieurs secteurs de la Fonction publique: 68,76%  dans l’Education nationale, 72% dans la santé publique, 70% parmi les vétérinaires et un taux variable entre 35% et 72% dans les autres secteurs. L’intersyndicale se dit forte et ambitionne de faire plier le gouvernement qui tient mordicus au maintien de cette mesure.

 Consciente des retombées néfastes de la crise économique sur les employés de la Fonction publique et anticipant un certain unilatéralisme de la part de l’exécutif, la l’intersyndicale réclame également son association dans l’élaboration du nouveau code du travail, de la protection du « pouvoir d’achat des travailleurs et des fonctionnaires surtout ceux qui ont de faibles salaires, ainsi que la prévention des conséquences négatives du projet de Loi de finances 2017 ».

Contrairement aux chiffres rapporté par la presse indépendante, la presse gouvernementale évoqué une adhésion «mitigée». Pourtant, les mêmes publications parlent de taux de suivi oscillant entre 60% et 80%  dans la capitale et les grandes villes du pays. Cela dit, cette couverture médiatique officielle témoigne d’une certaine panique au sein d’un gouvernement qui compte bien camper sur ses positions et espère se relever sans grand dégât de la tempête.

En tous cas, les syndicats prévoient de revenir à la charge en observant un nouveau cycle de grève de deux jours les 24 et 25 octobre et comptent évaluer après coup l’impact de ces actions. Elle a d’ailleurs affirmé qu’il y aura un durcissement et une radicalisation, si le gouvernement campait sur ses positions, une démarche qui vient encore une fois mettre le gouvernement dans l’embarras, surtout après les déclarations du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le 1er septembre dernier, soutenant que l’affaire est close et qu’il n y aura pas de retour sur les décisions prises en juin dernier.

Massi M.

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