Pour sa première sortie médiatique depuis la rentrée sociale, Amar Saadani fait encore polémique et balance de graves accusations. Lors d’une conférence de presse animée ce mercredi au siège de son parti à Alger, le secrétaire général du FLN s’attaque de nouveau au Général Toufik, ancien patron du DRS. Il accuse le militaire d’être le « chef des anciens officiers de l’armée française » en Algérie.

Selon Saadani, c’est encore le général Toufik qui « pousse Rachid Nekkaz » à se présenter à l’élection présidentielle pour « chahuter la candidature du président Bouteflika ». Pis, Saâdani accuse l’ancien patron des services d’être derrière les événements de Ghardaïa et les manifestations de In-Salah, déclenchées en 2015 pour s’opposer à l’exploitation du gaz de schiste. C’est également Mohamed Mediène qui « manipule » le groupe des 14, des anciens moudjahidines qui veulent le départ de Saâdani.

L’autre personnalité ciblée par Saâdani : l’ancien secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem. Pour l’actuel chef du FLN, son prédécesseur était un « collaborateur » de la France coloniale. Pis, selon le conférencier, la famille de l’ancien premier ministre s’était alliée avec la puissance coloniale. Et comme cerise sur le gâteau, Saâdani accuse Belkhadem de recevoir des « instructions » de la France.

En revanche, le secrétaire général du FLN a épargné Ahmed Ouyahia. Commentant les attaques qu’il a portées contre le secrétaire général du RND, Amar Saâdani a nié toute critique. «Ce sont des inventions de la presse », a-t-il dit.

Amar Wakli

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