Désormais, la Omra et le Hadj reviendront très chers pour les algériens. L’Arabie Saoudite avait pris, le 8 août dernier, la décision de porter à la hausse les frais de visa pour tous étrangers qui voudrait visiter le pays y compris dans le cadre du Hadj. Une mesure dont le but est combler un tant soit peu le déficit financier engendré par la chute des prix du baril. Cette nouvelle mesure est entrée en vigueur depuis le 1er octobre dernier.

A cet effet, les frais d’un visa d’une seule entrée, celui utilisé par tous les algériens qui voudront se rendre en Arabie saoudite pour le hadj ou la Omra, passera de 100 à…2000 rials saoudiens. Ce qui équivaut à près de 90000 dinars (9 millions de centimes). Les séjours proposés donc par les agences de voyages pour la Omra, par exemple, augmenteront d’environ 10 millions de centimes. Bien évidemment, sachant que cette mesure va provoquer l’ire de beaucoup de citoyens de pays musulmans notamment, les autorités du royaume wahhabite ont décidéde prendre uniquement en charge les frais de visa d’une personne qui se déplace en Arabie Saoudite, dans le cadre du Hadj ou de la Omra, pour la première fois.

Les frais de visa de moyens et longs séjours sont plus chers encore. Le visa d’une année est délivré en contrepartie du payement de plus de 20 millions de centimes et celui de 2 ans coûte pas moins de 36 millions de centimes. Les algériens désirant se rendre dans ce pays manifesteront-ils leur colère comme l’ont fait ceux qui étaient obligé de payer la taxe de 2000 dinars au niveau des passages frontaliers tunisiens ?

Pour l’instant, les propriétaires d’agences de voyage sont dans l’expectative. Entre temps, le visa saoudien devient le plus cher au monde.

 

Elyas Nour