Le prix de la cigarette pourrait augmenter en 2017. Selon certaines informations, dans le cadre de la politique d’austérité, le gouvernement envisage de porter à la hausse certaines taxes liées au marché du tabac.

Ce qui va se répercuter directement sur le prix au détail. Mais les revendeurs n’ont pas attendu que ces taxes soient instaurées. Cette semaine, les prix de plusieurs marques de cigarettes ont augmenté, d’une manière inexpliquée, de 10 ou 15 Da. A titre d’exemple, le paquet de «Winston» qui coûtait auparavant 170 Da est cédé depuis quelques jours à 180 Da. Les revendeurs donnent tous la même explication : le prix a augmenté chez les livreurs. Qui a ordonné cette augmentation alors que rien d’officiel n’a été encore décidé pour l’instant ?

Ce n’est pas la première fois que le marché du tabac anticipe par rapport aux hausses des taxes. A chaque fois qu’une information fait état de l’augmentation d’une taxe donnée dans une loi de Finances à venir, les prix s’envolent avant la mise en application de ces augmentations. Et personne ne semble pouvoir empêcher ce diktat. Le marché du tabac est une énorme niche fiscale. Les autorités y ramassent des centaines de milliards. Mais en plus de cela, en relevant les prix, le gouvernement veut éviter de nourrir le marché de la contrebande car les prix en Algérie sont très bas par rapport à ceux pratiqués en Europe. Les contrebandiers de tous bords recherchent la cigarette vendue en Algérie qui leur permet d’amasser en Europe de grands bénéfices. Selon un rapport du cabinet français KPMG, établi l’année passée, sur le marché de la cigarette en France, 3,2 milliards de cigarettes, sur les 16,7 milliards du «marché noir», viennent de l’Algérie. Notre pays est le premier fournisseur du marché de la contrebande de la cigarette en France.

Elyas Nour