Une première en Algérie. Les patients algériens pourront à l’avenir réclamer des réparations lorsqu’ils seront victimes d’une très mauvaise prise en charge dans nos hôpitaux. 

Oui, c’est désormais possible grâce à des mesures inédites qui ont été présentées par le directeur d’études au ministère de la Santé, Saïd Mekkaoui. Parmi ces mesures : la mise en place d’un mécanisme de prise en charge des doléances des usagés des établissements de santé.

Intervenant sur les ondes de la radio nationale, le responsable a dévoilé les axes majeurs de la nouvelle loi sur la Santé. M. Mekkaoui a tenu à souligner la persistance des acquis en matière de santé publique tels que la confirmation de la gratuité des soins et la prédominance du service public de santé, mais aussi, il a fait part de l’apparition de plusieurs nouveautés dans cette nouvelle loi.

Parmi ces mesures inédites, on relève celle ayant trait à la création d’une « Commission de médiation et de conciliation », une sorte d’organisme qui aura pour mission de prendre en charge les doléances des citoyens de façon concrète, et ce dans le cadre de l’« élargissement des droits des usagers de la santé ».

Selon les propos du même responsable, les Algériens pourront introduire un recours suite à une mauvaise prise en charge. Apres quoi, cet organisme se chargera de la médiation pour trouver une issue aux litiges. Si aucun compromis n’est trouvé, des poursuites judiciaires pourront être engagées.

Ainsi, cette loi, qui entrera en viguerie fin 2016, se dotera de mécanismes qui, d’usage, sont propres au secteur économique. La notion de compromis est primordiale pour la sphère économique ou les prestataires et les opérateurs sont en situation de tractations continues avec la clientèle. Cette nouvelle donne augure des changements profonds dans le secteur de la santé, des changements qui pourront à terme, se solder par une privatisation de ce secteur.

Massi M.