Le président Bouteflika a procédé mardi 04 octobre 2016 à un remaniement dans le corps des walis. L’opération a touché pas moins de 18 wilayas du pays.

Parmi ces 18 walis, neuf ont été mutés à la tête d’autres wilayas, sept ont été appelés à occuper d’autres fonctions et trois ont été mis à la retraite.

Ainsi, le wali de Skikda a été muté vers Chlef, celui de Chlef a été transféré vers Djelfa dont l’ancien wali a été nommé à la tête de la wilaya de Ouargla. Le wali de Bouira a également été touché par ce remaniement et s’est vu projeter à la tête de la wilaya de Sétif. Celui de Mila a été nommé à la tête de la wilaya de Boumerdès, laissant le poste vacant au Secrétaire général de la wilaya de M’Sila.

Les walis de Tizi Ouzou, Jijel , Naâma, Ghardaia, Oum El Bouaghi, Ouargla et Tissemsilt se sont vus attribuer d’autres prérogatives et appelés à d’autres fonctions. Alors que le wali de Constantine Hocine Ouadah ainsi que l’ex-ministre des Travaux publics et Walis de Tipaza, Abdelkader Kadi et l’ex-ministre du Tourisme et wali de Boumerdès Yamina Zerhouni ont été mis à la retraite.

Plusieurs observateurs proches du gouvernement ont noté que ces décisions s’apparentent à des sanctions prises à l’encontre de ces walis au bilan catastrophique. La Présidence cherche des walis efficaces qui peuvent drainer des investisseurs dans leurs wilayas et résister aux divers lobbys qui bloquent le développement local. Ces recommandations interviennent au moment où le pays traverse une difficile crise financière.

Notons enfin que les walis de grandes villes telles qu’Oran, Alger et Annaba, ont été épargnés par ce mouvement. Cependant, le wali d’Oum El Bouaghi a cédé son poste au Secrétaire général de la wilaya d’Alger et le secrétaire général de Boumerdès a été promu à la tête de la wilaya de Tipaza.

Massi M.