Après des mois d’hésitation, le gouvernement va « libérer » dès demain le paiement électronique. L’annonce se fera lors d’une rencontre qui regroupera le ministère des TIC, celui des finances, les représentants de l’ABEF (Association des banques et établissements financiers), les dirigeants des banques et certaines entreprises publiques qui offrent déjà le paiement électronique.

Cette rencontre va donc lancer un des services dans lequel l’Algérie a pris un vrai énorme retard. Il s’agit de permettre aux entreprises disposant d’une plate-forme de paiement électronique de permettre aux citoyens disposant de la carte interbancaire CIB de régler, par Internet, leurs factures sans utiliser l’espèce. Une pratique devenue banale dans le monde, mais pas en Algérie, même si elle a été lancée une première fois au début des années 2000 par la Khalifa Bank.

Selon Younès Grar, un expert des TIC, cette opération, une fois généralisée, va permettre à l’Etat de récupérer « au moins 10 milliards de dollars » qui circulaient avant dans la sphère informelle évaluée à plus de 200 milliards de dollars.

Cette opération facilitera également la vie des Algériens qui ne seront plus obligés de tourner avec de grosses sommes d’argent afin de faire leurs emplettes. Cela concerne essentiellement les factures à payer.

Certaines sociétés sont déjà prêtes à lancer l’opération. Elles ont mis en place les plates-formes nécessaires et ont signé des conventions avec des banques. C’est le cas de la compagnie aérienne Air Algérie, Sonelgaz, la SEAAL, la SNTF… La liste va certainement s’élargir.

Par contre, la loi portant sur le E-Paiement n’est pas encore passée au parlement. Elle va probablement être adoptée au courant de cette session.

Essaid Wakli