A woman waves an Algerian national flag on October 17, 2012, on the Saint-Michel Bridge in Paris, during a rally to commemorate a demonstration by pro-National Liberation Front (FLN) Algerians, on October 17, 1961 in Paris. French President Francois Hollande said on October 17, 2012 that France recognised the "bloody repression" of Algerian protesters in Paris that historians say left dozens, possibly hundreds, dead on October 17, 1961. On that day in 1961, at the call of Algeria's National Liberation Front (FLN), which was fighting for independence from France, between 20,000 and 30,000 men, women and children from Algeria protested in Paris against a police curfew. AFP PHOTO THOMAS SAMSON / AFP / THOMAS SAMSON

Le projet de loi définissant les hautes responsabilités de l’Etat et les fonctions exclus les Algériens binationaux de pas moins de 15 postes civils et militaires. Ces postes seront réservés aux seuls détenteurs de la  nationalité algérienne. 

Parmi six postes (6), sont ainsi concernés ceux de président du Conseil de la nation, de l’APN, du Conseil constitutionnel, de la Cour suprême, du Conseil d‘Etat et de la Haute instance indépendante de surveillance des élections. Cette même condition sera également exigée pour un poste au sein du gouvernement. Il ne sera donc pas permis à un Algérien binational de devenir ministre dans son pays natal.

L’occupation du poste de Premier ministre  et tous les ministres et secrétaires du gouvernement sera  également tributaire de la nationalité exclusive. Le texte propose, également, l’interdiction d’accès aux binationaux à des postes de hautes responsabilités au sein d’autres institutions de la République tels ceux de gouverneur de la Banque d’Algérie. Sont aussi concernées par les mêmes dispositions les postes de responsabilité au sein des services de sécurité et de l’ANP. Précisons enfin qu’une déclaration sur l’honneur attestant la détention de la nationalité algérienne exclusive sera désormais exigée à toute personne appelée à occuper l’une de ces hautes responsabilités. Cette nouvelle loi est débattue en ce moment au niveau du parlement où elle suscite une vive polémique. Si certains députés veulent élargir cette liste à d’autres postes jugés stratégiques, d’autres estiment qu’il s’agit d’un affront fait à la communauté algérienne établie à l’étranger.