Le Fonds monétaire international (FMI) semble désormais éviter les directives frontales. Mais il formule des recommandations pour des réformes «plus profondes» que celles que mène actuellement le gouvernement.

En visite en Algérie, Jean-François Dauphin, le chef de la mission du FMI en Algérie, estime que des réformes «de très grande ampleur» sont  nécessaires «pour aider à réformer le modèle économique afin que la croissance soit davantage tirée par le secteur privé et soit moins dépendante des hydrocarbures et, donc, plus diversifiée». Il préconise, selon les propos rapportés par l’APS, que pour faire face au choc pétrolier qui est «de grande ampleur», il faut une réponse sur deux fronts. Il s’agit, selon lui, de mener un assainissement des dépenses publiques «car le contre-choc pétrolier pèse sur la capacité de l’Etat à continuer à financer au même niveau qu’auparavant».

Par contre, le représentant du FMI a tenté de ne pas heurter le gouvernement. Il a estimé que les réformes des autorités «sont nécessaires» afin de faire face à la crise économique.

Essaïd Wakli